04 Ago En ce printemps de 1931, aussi qu’une future vedette qui n’a pas encore celebre son quatorzieme anniversaire s’apprete a affronter pour la toute premiere fois studios et projecteurs en tournant Le Bal, tire d’une nouvelle d’Irene Nemirowsky, sous la direction du realisateur autrichien Wilhelm Thiele, le cinema national n’a prononce ses premiers mots que depuis bien peu de temps libre.
A peine 2 ans, et force est de reconnaitre qu’il ne maitrise pas encore avec toute la rigueur requise votre usage, pour lui si nouveau, d'une parole.
A vrai dire, il ne sait meme pas s’il en a tellement l'envie que cela. Mais on n’arrete nullement le progres, a ce que l’on dit.
Il faudra preciser qu’au cours des annees 20 le cinena francais, art populaire s’il en fut, s’est quelque minimum egare, sous la pression des “cinegraphes” epris de poesie de kiosque de gare et de litterature bien lechee, sur la pente fatale d’un esthetisme boursoufle et emmerdant. De petites audaces visuelles, simplement formelles, semblent une maniere commode de faire avaler la banalite du propos. Rien a voir avec le deferlement sovietique, la noirceur de l’expressionnisme, du kammerspiel et du realisme allemands ou l’emotion des grands classiques americains de Chaplin, Stroheim, Keaton, Sternberg ou Vidor.