09 Ago Mes filles des cites restent aux portes des salles de sport.
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Trois lettres pour un enthousiasme vrai. C’etait en 1998, ainsi, la France celebrait la victoire en Coupe du monde des Bleus en claironnant le refrain du « BBB », le triomphe une generation Black-Blanc-Beur supprimer compte amateurmatch. « Un mythe », conclut-on quelques annees prochainement, en constatant que l’integration a Notre francaise ne se resumait evidemment nullement a l’image que refletait le miroir deformant de son equipe de France de football.
Dix ans prochainement, votre autre championnat de l’univers en France, clairement mois mediatique, pourrait malgre tout offrir Une analyse similaire : le Mondial de handball feminin, qui se termine ce week-end au palais omnisports Paris-Bercy (1). L’equipe de France apporte aussi pour l’evenement votre semillant visage multiculturel. Mariama Signate, Maakan Tounkara, Siraba Dembele, Nina Kanto, une bonne proportion en selection tricolore parait chanter aussi l’integration de talents d’ailleurs ou des cites. Fausse perspective, a nouveau ? De froides statistiques presentent concernant la commode feminine dans les quartiers sensibles une autre realite.
Aussi que le sport feminin augmente sans cesse ses effectifs, a peine 5 a 10 % des meufs issues des zones urbaines sensibles (ZUS) osent pousser la porte des salles de sport. Mes raisons de ce desengagement progressif sont multiples et plus ou moins marquees par rapport aux quartiers. Le cout de l’acces au sport n’en reste jamais une des moindres. « en familles a faibles revenus, pres des trois quarts des filles n’ont jamais acces au sport, contre le cinquieme juste des garcons », observe Gianni Cappai, inspecteur jeunesse et sports de la direction departementale des Yvelines, a partir d’une enquete realisee l’an dernier en communes de Trappes, de Mantes- la-Jolie et des Mureaux.
Le sujet d’une proximite des equipements et des creneaux horaires est aussi importante.
Les parents hesitent moins rarement a laisser des meufs rentrer seules des seances d’entrainement trop lointaines. D’autres points plus culturels s’ajoutent a ces limitations. Sont pointes le role des grands freres, le fondamentalisme religieux qui tolere en gali?re la mixite, ou bien seulement les tensions existant entre garcons et filles, ces dernieres preferant se garder des quolibets « virils ». Le sujet de l’encadrement feminin et du machisme inherent au milieu sportif interroge aussi les institutions et les clubs.
Pour lutter contre le phenomene, nombre de federations, de clubs, d’associations s’engagent dans le terrain. En toute premiere ligne, surtout, les sports de combat et les sports collectifs. Mes sports individuels exigent plus souvent votre investissement (en argent et en temps) que les parents peuvent rarement se permettre. « Le handball, le basket, le football arrivent en tronche des sports des plus souhaites, note Gianni Cappai. A Mantes-la-Jolie, pourquoi pas, nous avons beaucoup de demandes pour le football en salle. Le souci est aussi le manque de disponibilite, ainsi, le fait que les clubs de football ne sont toujours pas vraiment habitues a travailler au milieu des meufs. »
Ces freins, Elsa Bonal les connait avec c?ur. Cette sociologue, presidente de l’association Atic (Actions pour des territoires d’intelligence collective), participe depuis 2 annees au projet Femina Sport visant a faciliter l’acces au sport des jeunes filles des quartiers difficiles de Marseille. « vous devez comprendre que, dans un contexte de precarite extreme et de tensions sociales permanentes, le sport n’est jamais une priorite, souligne-t-elle. Ensuite, si les bonnes volontes sont reelles, elles se heurtent malheureusement souvent a la difficulte de travailler ensemble, chefs d’entreprise des clubs sportifs, des associations, des complexes sociaux. Degager un guide de bonnes pratiques a appliquer partout me semble impossible. Cela s’agit plutot d’essayer de s’adapter a des problematiques tres variables en fonction des quartiers et des intervenants proposees. »
Ce defi, Evelyne Beccia le releve depuis dix-sept annees a Vaulx-en-Velin, dans la banlieue de Lyon. Presidente une Ligue lyonnaise de handball, conseillere municipale chargee des sports et presidente du club ASU Lyon-Vaulx-en-Velin, elle s’est appliquee a allier l’ensemble des partenaires locaux a le projet d’integration des gamines des cites par le handball. Une strategie l’ensemble de azimuts, en limitation du prix des licences a 25 € grace a une aide du conseil regional a une mobilisation une filiere scolaire de l’ecole primaire au lycee.
A l’ecole, ce paraissent des temps d’etudes reserves au handball de 16 h 30 a 17 h 30, puis l’Union sportive de l’enseignement de pallier degre (Usep) le mercredi, et des tournois le week-end. Ensuite, des horaires sont amenages Afin de la pratique dans 11 classes de college, ainsi, J’ai collaboration se poursuit au lycee. Entre 18 et 22 ans, nos meilleures peuvent ensuite integrer le centre de formation du club. Mes filles participent comme joueuses, mais se forment aussi a l’encadrement. Le club compte entre autres huit jeunes arbitres cette annee. « L’ensemble de ce reseau fut long a mettre en place, mais Il semble essentiel a le succi?s, explique Evelyne Brescia. Mes jeunes seront vraiment au centre du dispositif avec un propos commun de la totalite des intervenants. Une activite recompense en juillet soir, avec une de nos filles, du quartier du Mas-du-Taureau, qui reste devenue championne d’Europe avec l’equipe de France jeunes. »
L’experience souligne du reste l’importance de l’implication de l’ecole. Un levier vraisemblablement a mieux exploiter Afin de les clubs. « Notre enquete revele un tracas flagrant de passerelles entre l’univers scolaire et individu sportif, remarque Gianni Cappai au sein des Yvelines. Nous allons donc mettre en place, au cadre de l’accompagnement periscolaire preconise via le ministere de l’education nationale, des actions avec des clubs, des associations et des colleges Afin de favoriser nos echanges. Car il apparait que l’integration reste facilitee si les filles commencent une pratique tot. » Certitude : la requi?te chez les jeunes filles en cites est bien reelle. Comme les frustrations qui s’accumulent.
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